Art politique et solidaire

Avec mon exposition Quand le monde s’obscurcit, je poursuis une démarche artistique amorcée en 2014. Cette démarche est nourrie par mon expérience professionnelle, mon engagement politique et mon intérêt pour les questions sociales, politiques et économiques. Dans l’art, je trouve un nouveau lieu d’expression me permettant de partager mes préoccupations et d’être solidaire avec les autres.

Avec la peinture acrylique, l’encre et le collage, je transforme la matière pour construire  un nouvel univers, pour le recoller morceau par morceau, couche par couche. J’utilise les formes, les textures et les couleurs pour créer des espaces inspirés des questions environnementales et politiques de l’heure, en équilibre entre la tension et l’harmonie. J’explore les multiples territoires qui nous habitent, naturels, imaginaires et politiques.

Les œuvres sont des collages sur toiles ou sur papier. Je prépare d’abord mes papiers qui me serviront de matériau pour la construction des tableaux. Je peins directement sur le tableau et sur le papier ou j’imprime des formes à partir d’étampes gravées avec des gouges.

Je déchire ensuite les papiers. Déchirer est un acte volontaire de destruction et de reconstruction.

Expositions

Du 1er au 30 juin 2018 :  exposition solo, Climats et fractures, Cinéma du Parc, 3575, avenue du Parc, Montréal

Du 5 septembre au 2 octobre 2017 : exposition solo Climats et fractures, Librairie-galerie Bonheur d’occasion, 1317, av. du Mont-Royal Est, Montréal

Dans les environnements géopolitiques que j’ai créés, sont intégrées des formes humaines, seules et en groupes; sous la pression écologique et climatique, les espaces, les territoires et les communautés sont disloqués, créant ainsi tension et incertitude, sur fond d’espoir… 

Affiche vitrine 2017

Du 20 septembre au 2 octobre 2016 : exposition solo Territoires interdits, Librairie-galerie Bonheur d’occasion, 1317, av. du Mont-Royal Est, Montréal

L’exposition proposait un parcours “géopolitique” qui traverse des territoires au cœur de l’actualité, la mer Égée, les Balkans, la Méditerranée, en passant par Madaya, Idomeni, la Serbie et l’espace Schengen.

Invitation JAC

Du 10 août au 20 août 2016 : participation à l’exposition BLEU, Galerie Kaf Art, 9367, rue Lajeunesse, Montréal

Du 22 juillet au 14 août 2016 : exposition en duo avec Lise-Anne Bernatchez, La nature sous toutes ses formes, Galerie de l’École en pierre, Portage-du-Fort, Qc

Du 10 au 23 mai 2016 : exposition groupeC, collage et techniques mixtes, Fragments croisés, Librairie-galerie Bonheur d’occasion, 1317, av. du Mont-Royal Est, Montréal

Du 21 sept. au 4 oct. 2015 : exposition solo, Territoires souverains, Librairie-galerie Bonheur d’occasion, 1317, av. du Mont-Royal Est, Montréal

L’exposition était inspirée de la crise en Grèce et des enjeux environnementaux de l’heure au Québec.

Du 5 au 16 août 2015 : participation à l’exposition BLEU, Galerie Kaf Art, 9367, rue Lajeunesse, Montréal

Du 1er au 15 avril 2015 :  première exposition solo au Café Le Placard, 2129, av. du Mont-Royal Est, Montréal

Publications

L’Action nationale, janvier 2016, première de couverture, tableau sur le thème des réfugiés, Île de Kos et les réfugiés action-nationale.qc.ca

Droits et libertés, mai 2016, première et quatrième de couverture, tableaux sur le thème des réfugiés, Mer Égée et les réfugiés et Espace Schengen-2   liguedesdroits.ca

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Quand le monde s’obscurcit, que reste-t-il…

Quand le monde s’obscurcit, que reste-t-il de tous ces mots, tous ces cris et tous ces silences ?

En toile de fond: une crise environnementale planétaire.

Mon exposition portera un regard archéologique sur notre monde, des fresques où les mots, les formes, les textures et les couleurs se superposent, exprimant ainsi nos mondes fracturés, disloqués et reconstitués.

Le titre de l’exposition Quand le monde s’obscurcit est inspiré d’une citation du philosophe français d’origine grecque, Kostas Axelos (1924-2010) :

« Quand le monde s’obscurcit, il y a ceux qui espèrent que la flamme sera entretenue par quelques-uns quelque part. Ce n’est pourtant jamais une flamme entière qui se conserve. Plusieurs portent chacun un bout de cette flamme. »

« Au cours de l’histoire, il y a eu des catastrophes cosmiques, naturelles, religieuses, idéologiques, socio-politiques et techniques. Il y en a encore et il y en aura d’autres, et aucune ne s’est révélée fatale jusqu’à maintenant. : Aux catastrophes naturelles, théologiques, humaines, historiques, techniciennes, l’humanité a survécu – jusqu’à maintenant (Kostas Axelos, 1980).  Nous constatons avec Axelos un fait nouveau, un souhait souvent répété depuis la fin du XXe siècle et notamment depuis le protocole de Kyoto (1997), à savoir qu’il y a un mot d’ordre qui retentit pour la première fois dans l’histoire universelle : sauver effectivement la planète. » (Michel Malette, Axelos et le jeu du monde, le destin planétaire en question, Nota Bene, 2014)

Plusieurs portent chacun un bout de cette flamme.

Dernière version 36

 

Nouvelle exposition, nouveaux formats

Facebook-Quand le monde-V1

Ma prochaine exposition Quand le monde s’obscurcit regroupera 10 tableaux acrylique-collage en formats différents: cinq 24 po. x 24 po., trois 36 po. x 36 po., un 40 po. x 40 po. et un grand 90 po. x 60 po. Je prends ainsi de l’expansion !

L’exposition aura lieu  à la Galerie Carte Blanche, 1853 rue Amherst, Montréal H2L 3L7.

Vernissage le jeudi 13 décembre de 17 h à 21 h. L’horaire complet de l’exposition sera diffusé sur le site galeriecarteblanche.com et sur ma page Facebook J.A.Campbell.

137,140,304,275.773132

 

 

 

 

Prochaine exposition 11 déc. – 3 janv.

Ma prochaine exposition Quand le monde s’obscurcit aura finalement lieu à la Galerie Carte Blanche, 1853, rue Amherst, Montréal. http://www.galeriecarteblanche.com

Du 11 décembre 2018 au 3 janvier 2019, j’aurai le plaisir de présenter mes nouveaux tableaux ainsi qu’une rétrospective de ma production des dernières années. À cette occasion, le public aura l’occasion de voir ou de revoir ma série Climats et fractures, qui a été présentée à la Librairie-galerie Bonheur d’occasion (2017) et au Cinéma Du Parc (2018).

Quand le monde s’obscurcit, il y a ceux qui espèrent que la flamme sera entretenue par quelques-uns quelque part. Ce n’est pourtant jamais une flamme entière qui se conserve. Plusieurs portent chacun un bout de cette flamme.

Kostas Axelos (1924-2010)

En primeur, voici cinq tableaux 24 po. x 24 po. suivis de deux tableaux 36 po. x 36 po. Acrylique et collage sur toile.

Fresque-2

Fresque-1

Fresque-3

16,33,350,355.317261

Fresque-4

34,35,294,305.585876

Dernière version 36

Climats et fractures au Cinéma du Parc en juin prochain

En ce début de 2018, j’ai le plaisir d’annoncer que j’exposerai les tableaux de ma série Climats et fractures du 1er au 30 juin prochain au Cinéma du Parc.

Je suis très contente d’avoir l’occasion de présenter de nouveau ces 10 tableaux réalisés sur le thème des changements climatiques qui engendrent des fractures écologiques et sociales. Présentée à la Librairie-galerie Bonheur d’occasion à l’automne 2017, l’exposition Climats et fractures met en situation des collectivités dans leurs milieux fracturés, déchirés, déconstruits.

En référence aux quatre éléments – l’air, la terre, l’eau et le feu – les tableaux illustrent les diverses manifestations des changements climatiques et leur impact sur les collectivités, notamment la sécheresse, les incendies, le réchauffement des mers, la pollution de l’air et du sol ainsi que le déplacement des populations.

Des formes humaines, seules et en groupes, sont intégrées dans ces environnements « géopolitiques ». Sous la pression écologique et climatique, les espaces, les territoires et les communautés sont disloqués, créant ainsi tension et incertitude, sur fond d’espoir.

Le Cinéma du Parc est situé dans les Galeries du Parc, 3575, avenue du Parc, Montréal.

www.cinemaduparc.com

Bonheur d'occasion,
Librairie-galerie Bonheur d’occasion, septembre 2017

Prochaine exposition 2-29 octobre 2018

C’est confirmé ! Ma prochaine exposition aura lieu du 2 au 29 octobre 2018 à la Librairie-galerie Bonheur d’occasion, à Montréal.

Le titre de l’exposition sera Quand le monde s’obscurcit, inspiré d’une citation du philosophe français d’origine grecque, Kostas Axelos (1924-2010) :

« Quand le monde s’obscurcit, il y a ceux qui espèrent que la flamme sera entretenue par quelques-uns quelque part. Ce n’est pourtant jamais une flamme entière qui se conserve. Plusieurs portent chacun un bout de cette flamme. »

Au cours des prochains mois, j’aurai l’occasion d’en parler davantage…

De retour d’un court séjour en Grèce, je commence une nouvelle production qui portera un regard archéologique sur notre monde, avec des histoires, des formes, des textures et des couleurs en couches superposées, exprimant ainsi nos mondes antérieur, actuel et futur, en espérant, bien sûr, qu’il y ait un monde futur…

« Au cours de l’histoire, il y a eu des catastrophes cosmiques, naturelles, religieuses, idéologiques, socio-politiques et techniques. Il y en a encore et il y en aura d’autres, et aucune ne s’est révélée fatale jusqu’à maintenant. : Aux catastrophes naturelles, théologiques, humaines, historiques, techniciennes, l’humanité a survécu – jusqu’à maintenant (Kostas Axelos, 1980).  Nous constatons avec Axelos un fait nouveau, un souhait souvent répété depuis la fin du XXe siècle et notamment depuis le protocole de Kyoto (1997), à savoir qu’il y a un mot d’ordre qui retentit pour la première fois dans l’histoire universelle : sauver effectivement la planète. » (Michel Malette, Axelos et le jeu du monde, le destin planétaire en question, Nota Bene, 2014)

Dans la foulée de mes expositions Climats et fractures et Territoires interdits, je continue à faire de l’art politique.

Je vais peindre des tableaux qui rappelleront les fresques de l’Antiquité, usées par le temps, mais émouvantes par la couleur, l’image, le mouvement et par l’Histoire qui est rapportée et qui perdure.

Des figures humaines seront déployées dans des environnements naturels, sociaux ou symboliques, formant une fresque du 21e siècle, celle d’une humanité et d’un monde fragiles qui luttent pour leur survie.

 

 

Entrevue sur Climats et fractures

Bonheur d'occasion,

L’année dernière, tu as exposé sur le thème des réfugiés. Cette année, l’exposition porte sur l’impact des changements climatiques sur les territoires et les populations. Pourquoi ce thème ?

L’exposition sur les réfugiés s’intitulait Territoires interdits. Mes tableaux évoquaient les territoires dont j’entendais parler dans les médias sur la crise des réfugiés dans les Balkans, la mer Égée et la Méditerranée. Je n’avais pas de personnages, seulement des formes, des textures et des couleurs qui évoquaient les montagnes, les frontières, les barbelés, la mer, les bateaux de fortune… J’avais intégré à l’exposition des extraits de chansons, de poèmes et d’articles qui traitaient des réfugiés et des migrants qui se voient obligés de quitter leur pays pour des raisons politiques et économiques.

Cette notion de déplacement m’a touchée. L’automne dernier, j’ai commencé une nouvelle production sur le thème de l’environnement, un sujet qui me préoccupe beaucoup, et j’ai choisi d’intégrer des formes humaines dans des territoires « impactés » par les changements climatiques.

 Quel a été ton point de départ pour créer ces nouveaux territoires et y intégrer des personnages ?

Tous les jours, on peut voir dans les médias des images et des scènes d’inondations, de sécheresse, de pollution, d’ouragans, de fonte des glaciers, etc. Ces images fortes frappent l’imaginaire et nous interpellent : comment les populations vont-elles s’adapter à la pression écologique et climatique sur leur milieu de vie, en bord de mer, avec la montée des eaux, ou dans les plaines, avec les terres et les lacs qui se dessèchent ?

La photographie est le meilleur moyen de montrer ces nouvelles réalités… donc j’ai choisi d’exprimer ce que je ressentais en pensant aux territoires, à partir des quatre éléments – l’air, la terre, l’eau et le feu – dans une perspective de changements climatiques. J’ai placé mes personnages, qui sont en fait des collectivités, dans ces environnements fracturés, déchirés, déconstruits. Dans leur environnement hostile, mes personnages sont parfois en migration, parfois prisonniers. Malgré la tension et l’incertitude, il y a un fond d’espoir, car mes tableaux sont très colorés et lumineux.

 Comment décrirais-tu tes tableaux ?

Ce sont des collages. J’ai continué à peindre à l’acrylique, mais j’ai exploré l’encre de Chine. Je fabrique des papiers texturés et colorés, que je déchire, à partir desquels je compose mes tableaux. J’avais d’abord conçu Climats et fractures pour la verrière de la Maison du développement durable, à Montréal, soit dix tableaux 36 x 48 po et 30 x 60 po., en voulant créer une fresque qui s’intégrerait à la verrière de leur Atrium, un peu comme dans une église…

Comme mon projet n’a pas été retenu, je me suis retournée vers la Librairie-galerie Bonheur d’occasion, où j’avais déjà exposé, et en y ajoutant cinq œuvres sur papier. À l’accrochage, j’ai été surprise – et très contente – de voir l’effet verrière dans mes tableaux. Je ne sais pas si c’est parce que j’ai fait un peu de vitrail, il y a plusieurs années, que j’obtiens des effets similaires à des vitraux. Je découvre de plus en plus l’importance d’exposer dans un lieu public : nos œuvres sortent de notre imaginaire et doivent sortir de notre atelier !

Après un parcours professionnel en communication et en politique municipale, pourquoi peindre ?

J’aime l’art, les musées, les galeries. Depuis 2014, j’ai trouvé une nouvelle forme d’expression et d’engagement. Comme j’ai toujours aimé participer à la vie publique, l’art est un moyen extraordinaire pour intervenir et interagir. Je suis de près l’actualité et je choisis des lectures qui alimentent ma réflexion politique.

Pour Climats et fractures, j’ai rencontré l’automne dernier, à Kamouraska, Roméo Bouchard, auteur de Survivre à l’offensive des riches, un livre qui situe très bien les enjeux environnementaux de l’heure. J’en ai intégré un extrait à mon exposition, ainsi que des textes de Nelly Arcan, Louise Vandelac, Jean-Luc Mélanchon et Natasha Kanapé Fontaine. Pour ma part, j’ai trouvé dans l’art un nouvel espace de liberté, d’engagement et de solidarité.

Entrevue réalisée par Lise-Anne Bernatchez, ginkolab.ca